Contrôle vs pouvoir

Le contrôle mène à la domination.
Le pouvoir mène à l’influence.

Quel est le désir que l’on partage tous ? Celui d’être heureux.
Par contre, en ce qui concerne des moyens pour atteindre le bonheur, on est tous différents.

Réflexion à long terme

Si aujourd’hui, je veux être heureux, je n’ai qu’à aller voir mon meilleur ami, aller au cinéma, faire du sport, prendre un bain moussant,  et finir la journée avec un feu d’artifice sensuel.

Mais si je veux être heureux à long terme et que je répète ça, tous les jours, les bienfaits de cette journée seront dégressifs. Jour après jour, cette journée sera de moins en moins intéressante jusqu’à devenir ennuyante voire fatigante.

Donc pour être heureux à long terme, il faut faire des choses qui plaisent mais aussi différentes en intensité pour éviter la dégressivité du bonheur apporter par une action.

C’est comme lors de l’achat d’une voiture, au début on en prend soin, on vérifie la moindre rayure et à la fin on s’en fiche.

Maintenant, si vous appliquez ça à votre mission de vie, il faudra que vous augmentiez l’intensité de vos actions pour continuer à y croire sur le long terme. Vous devrez acquérir plus de pouvoir sur le long terme pour que votre mission de vie impacte le plus de personnes. Pour faire un parallèle plus simple, je vais prendre le travail.

Sifflez en travaillant

Au travail, vous allez commencer votre carrière en répétant les mêmes tâches afin de vous y sentir à l’aise.
Une fois à l’aise, l’envie d’évolution devient normal. Dans notre cas, on prendra une évolution verticale sous la forme d’une promotion; et ce, dans la même entreprise avec plus de responsabilités.

Derrière cette promotion, ce que vous demandez vraiment c’est plus de pouvoir ou de liberté. Le pouvoir de diriger une équipe ou la liberté de prendre plus de décisions.
En terme personnel, c’est aussi la liberté financière puisque logiquement vous demanderez une augmentation équivalente au niveau de responsabilités.

Bien que vous demander ce pouvoir, le problème vient dans la manière dont il est exercé. Car je pense, moi y compris, que peu d’entres nous prenons le temps de différencier le pouvoir et l’exercice du pouvoir.

L’exercice du pouvoir

L’exercice du pouvoir pour les décisions

En tant que “manager” (ai-je déjà dit que je ne supportais pas ce terme ?), vous allez “manager” une équipe (on est d’accord que ça ne veut rien dire ?).

Prenons donc, la traduction. Un “manager” est un directeur, donc le “manager” est celui qui dirige l’équipe. Il lui donnera une direction.

Cette direction peut être soit collégiale, soit dictatoriale.

Direction collégiale

Le “manager” va prendre une décision en demandant et intégrant les avis de chacun dans l’équipe.

Direction dictatoriale

Le “manager” va prendre une décision en fonction de ce qu’il veut sans demander l’avis à ses collègues sous sa direction.

Direction réelle

Bien sûr, tout n’est pas noir ou blanc, souvent, le “manager” demandera des avis pour faire avancer les choses dans son sens. Si la décision lui plaît ou apporte des idées, il la gardera, et fera régner un sentiment de décision collégiale. Si la décision du groupe ne lui plaît pas, il fera en sorte que les choses se passent à sa manière.

L’exercice du pouvoir pour les tâches répétitives

Si votre “manager” est toujours sur votre dos à épier vos moindre faits et gestes, c’est là que vous utiliserez le terme de micro-management, et à juste titre.

Contrairement à une décision importante, le “manager” ne peut pas vous micro-manager. Il ne peut le faire que sur les tâches répétitives simples à éxécuter ou à mesurer.

N.B: une tâche peut être complexe, mais simple à mesurer. Et le micro-manager ne retiendra que la partie simple à mesurer. C’est cette différence d’échelle de mesure qui peut vous énerver en tant que technicien qui essaye d’éxécuter la tâche au mieux, alors que votre manager ne retiendra que le temps que vous avez passé ou les ressources utilisées.

C’est justement dans ce terme que l’on peut voir que son exercice du pouvoir est plus contrôlant que dirigeant. Il ne vous donne pas une direction à suivre, mais vous impose les marches à suivre avec peu ou pas de libertés.

L’exercice du pouvoir positif

Dans les livres de développement personnel que j’ai lu en anglais, il y a une différenciation claire entre le “manager” et le “leader”.

Le “leader” est celui qui guide, qui dirige et inspire les autres à faire mieux.

Un “manager” peut ou peut ne pas être un leader.
Un “leader” n’est pas forcément un manager.

Le “leader” peut se retrouver à toutes les échelles d’une entreprise. Il exerce son pouvoir pour amener les autres à faire ce qu’il veut. Il va chercher dans son collègue les valeurs qui le motivent afin de mener sa tâche avec le plus d’application possible.

En général, dans le monde du travail, le pouvoir est confondu avec le contrôle que l’on porte sur l’autre.

Influence vs domination

 

Le contrôle mène à la domination.
Le pouvoir mène à l’influence.

Même s’il est difficile de différencier l’exercice du pouvoir que l’on exerce, il est quand même plus simple de déterminer la conséquence de notre exercice.

Cet exercice de notre pouvoir ne se limite pas au monde du travail, bien au contraire, on la pratique dans notre vie de tous les jours et avec tout le monde : famille, enfants, ami(e)s et étrangers pour peu que l’on ait un pouvoir de par la situation (ex : je suis l’hôte.sse de la soirée, je suis l’expert.e invité.e à une conférence).

Le contrôle sur le court terme

Profiter de son ascendant psychologique

Sur le court terme, contrôler quelqu’un se résumera à la contraindre à faire ce que l’on veut sans se soucier de ce qu’elle veut à chaque étape. Car une personne a peut-être montré son envie d’aller dans le même sens que vous au début et puis après-coup elle se rend compte que ce n’est plus ce qu’elle veut. Mais vous continuez à faire le “forcing” en vous basant sur ce qui a été dit auparavant.

Tirer des avantages que l’autre partie ne connaît pas

Le contrôle peut se rapporter à la manipulation. Manipulation de l’autre à des fins personnels.

N.B : On manipule tous, la manipulation en soi n’est pas mauvaise, elle est inhérente aux relations humaines.

Si vous proposez à un.e ami.e des vacances à la montagne, la semaine coûte 2000€ pour 2 et que vous lui dîtes que c’est 2 200€. Il.Elle paiera 1 100€ et vous 900€. Vous avez tiré avantage de l’autre sans qu’il le sache. C’est malhonnête vous le savez.
Sauf que nous sommes amener à le faire assez souvent pour des choses moins importantes.

Si vous êtes amoureux.se de votre meilleur.e ami.e et que son couple bat de l’aile, sans lui avouez vos sentiments, et sans qu’il.elle s’en doute, vous allez pousser pour la rupture. Une fois fini, vous avouez vos sentiments et vous sortez ensemble.
Peut-être que c’était la bonne décision, toutefois, l’autre personne n’était pas pleinement consciente de ce qu’il se passait et que si elle était au courant, sa décision aurait pris en compte vos sentiments.

Le contrôle sur le long terme

Le contrôle sur le long terme mène à la domination. Le fait d’exercer un impact sur l’autre dont il.elle n’est pas au courant ou qu’il.elle ne veut pas. Qu’il.elle en soi conscient ou pas.

Pour le déterminer facilement, vous saurez que sur le long terme cette personne doute d’elle même, qu’elle est moins vivante et heureuse dans sa vie. Et surtout qu’elle se sent dépendante de vous. Si la relation touche à sa fin, elle ne vous recontactera pas et ne dira pas de bonnes choses de vous.

La puissance sur le court terme

Une personne qui a du pouvoir est une personne puissante. Le terme puissance qu’on utilisera ici est celui d’une personne qui utilise son pouvoir pour le bien.

N.B : Attention aux abus de langage où un “homme de pouvoir” peut être corrompu ou mauvais. C’est une personne qui aura menti ou manipulé les autres et exercé une sorte de domination.

Utiliser son ascendant psychologique pour connaître l’autre

Sur le court terme, une personne puissante et consciente de sa puissance aura un certain charme. Par conséquent, elle sera plus aimée et appréciée. Cela pourra amener l’autre à se confier à elle. La personne qui aura le pouvoir ne sera pas inquisitrice, elle sera curieuse de connaître l’autre. Elle l’écoutera avec empathie et sans jugement (les 2 sont nécessaires).
Elle pourra toujours proposer son aide, mais sans en faire une obligation d’accepter. Même si celà paraît logique d’accepter l’aide d’une autre personne quand on est dans le besoin.

Proposer les solutions pour agir

Une personne puissante et consciente de sa puissance sait qu’elle ne doit sa puissance qu’à son travail personnel.
De ce fait, elle ne poussera jamais l’autre à l’action, car celà empêcherait l’autre à faire ce travail personnel qui l’amènera à être elle même puissante.

Il sera très difficile pour la personne qui aide de voir l’autre refaire les mêmes erreurs, de souffrir de cet état difficile. Mais ce moment est aussi un moment pour la personne qui aide à définir encore mieux sa zone de contrôle sur ce qu’elle peut changer ou non.

La puissance sur le long terme

La puissance sur le long terme mène à l’influence. Le fait d’exercer un impact sur l’autre qu’il veut, même s’il n’en est pas pleinement conscient.

Pour le déterminer facilement, vous saurez que sur le long terme la personne aidée est plus en confiance, qu’elle est plus vivante et heureuse dans sa vie. Et surtout qu’elle est libre de continuer sa route avec vous ou non. Elle vous remerciera, restera en contact et sera votre ambassadeur.

Conclusion

Le contrôle mène à la domination.
Le pouvoir mène à l’influence.

On a rarement l’occasion de faire la différence entre le contrôle et le pouvoir. Et pourtant cette légère différence en apparence peut affecter grandement notre vie et celle de ceux avec qui on la partage sur le long terme.

C’est un travail de tous les jours de vérifier l’impact de sa propre décision sur l’autre.

Si vous voulez pousser la chose, vous pouvez même en conclure que :

La peur mène au contrôle, qui mène à la domination.
L’amour mène au pouvoir, qui mène à l’influence.

Car pour moi, il n’a toujours que deux forces qui dirige nos choix.

Alright!

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